Francophonie

BIM : Building Information Modeling que l’on pourrait traduire en français par « modélisation des données du bâtiment » est une représentation numérique partagée des caractéristiques physiques et fonctionnelles d’un objet construit. Cette représentation est réalisée avec un logiciel orienté objet et grâce à des objets paramétriques représentant des composants de construction.

BPMN : Business Process Model and Notation est une méthode de modélisation des processus qui fournit un moyen standard et facile à lire pour définir et analyser les processus métiers publics et privés.

CIB : Conseil International du Bâtiment. C’est une association qui a été créée en 1953  dont les objectifs étaient de stimuler et de faciliter la coopération internationale et l’échange d’informations entre les instituts de recherche gouvernementaux dans le secteur du bâtiment et de la construction, en mettant l’accent sur les instituts.

CMAA : Construction Management Association of America est une association qui a comme mission de promouvoir le métier de gestion de la construction.

Coffrage perdu : c’est un élément coffrant non réutilisable (carton par exemple) ou laissé en place après le durcissement du béton.

Corps d’état : la construction est divisée en plusieurs corps d’état. Chaque corps d’état renvoie à un métier. Exemples de corps d’état : plomberie, électricité, menuiserie intérieure, carrelage, etc.

Client : individu engagé dans une relation d’affaires et qui recevra les résultats de la performance demandés. En d’autres termes, il s’agit de la personne recevant des biens ou des informations issues d’une transaction. Les clients peuvent être internes (un contremaître recevant une réponse, un architecte recevant des charges mécaniques d’un ingénieur) et externes (utilisateurs finaux, organisations clientes, etc.).

Construction lean : construction (nom), lean (adjectif). C’est une méthodologie pour améliorer la livraison des projets de construction afin d’obtenir de meilleurs résultats pour toutes les parties prenantes. La construction lean fait référence à une méthode de gestion de l’acte de construire basée sur l’élimination des gaspillages dans la chaîne locale et globale de la construction afin de fournir au client la valeur souhaitée tout en respectant les hommes, la culture et l’environnement.

DPMO : Defects per million opportunities est un indicateur utilisé dans la méthode Six Sigma qui représente le nombre de défaillances ou de pièces avec défauts par millions d’unités prises en compte.

DMAIC : (Définir – Mesurer – Analyser – Innover – Contrôler) est une stratégie de qualité axée sur les données utilisées pour améliorer les processus. Elle  fait partie intégrante d’une initiative Six Sigma, mais en général, elle peut être mise en œuvre en tant que procédure d’amélioration de la qualité autonome ou dans le cadre d’autres initiatives d’amélioration des processus telles que la démarche lean.

DCE : Dossier de Consultation des Entreprises est l’ensemble des documents élaborés par l’acheteur public destiné aux entreprises intéressées par le marché.

Diagramme de GANTT : c’est la technique et représentation graphique permettant de renseigner et situer dans le temps les phases, activités, tâches et ressources d’un projet.

ETO : Engineer-To-Order un produit pour lequel la conception et l’ingénierie sont effectuées en réponse à une demande (commande) spécifique d’un client.

FFB : la Fédération Française du Bâtiment est une organisation professionnelle créée en 1904 dont l’objectif est de représenter et d’accompagner les entreprises de bâtiment.

Flux : mouvement fluide et ininterrompu, comme dans le « flux de travail d’une équipe à une autre » ou le flux de valeur jusqu’au client.

Flux tiré : il s’agit de produire seulement la quantité de produits susceptible d’être vendue tout en veillant à éviter une rupture de stocks ou une surproduction.

Flux poussé : il s’agit de dimensionner les stocks et ressources nécessaires par anticipation basée sur une prévision. Le calcul des besoins fournit la quantité et la date de commande des matières premières et la date de lancement  de la fabrication.

Flux synchrone : correspond à l’approvisionnement des différents composants suivant leur ordre d’utilisation dans le processus de production. Les composants sont donc livrés au dernier moment, juste quand ils sont nécessaires, ce qui permet de limiter les stocks et les coûts liés.

Flux tendu : les quantités produites correspondent au plus juste à la demande du client. L’application la plus connue des flux tendus est le Juste-à-Temps.

FNTP : la Fédération Nationale des Travaux Publics est une organisation professionnelle dédiée au développement des entreprises de Travaux Publics.

Gemba : terme japonais désignant la valeur ajoutée ou le lieu du travail. Les experts de l’approche lean encouragent d’«aller au gemba» pour voir comment les choses se passent réellement et où il y a possibilité d’éliminer ou de réduire les gaspillages.

Gestion visuelle : la présentation des outils, des pièces, des activités de production, des plans, des calendriers, des mesures et des indicateurs de performance est assurée par un système visuel optimisé. Ainsi, les mesures prises localement pour atteindre les objectifs du système permettent à toutes les personnes impliquées de comprendre l’état du système.

Heijunka : mot japonais. Dans le concept du système de production Toyota, il s’agit d’une technique de nivelage d’un travail ou d’une production donnée par le volume de produits fabriqués sur une période. Le but est d’équilibrer le volume de travail et minimiser les effets non désirés d’une fabrication à la demande.

INSEE : l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques est chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles en France.

Integrated Project Delivery (IPD) : approche projet intégrant les personnes, les systèmes, les structures et les pratiques commerciales dans un processus qui exploite en collaboration les talents et les idées de tous les participants pour réduire le gaspillage et optimiser l’efficacité à travers le transfert de projet. Les trois composantes contractuelles d’IPD incluent la structure de l’organisation, les systèmes d’exploitation lean et les termes commerciaux.

Juste-à-temps (JAT) ou Just-In-Time (JIT) : par définition, il s’agit de fournir le produit désiré au moment voulu. Le JAT peut être appliqué soit en flux tendu, tiré ou en flux synchrone.

Kaizen : le mot japonais pour l’amélioration continue. Kaizen signifie aujourd’hui la philosophie de l’amélioration continue.

Kanban : terme japonais signifiant « un panneau ». Un outil de communication utilisé dans les systèmes de production JAT. Le signal indique aux travailleurs de prendre des pièces ou de remplir des matériaux à une certaine quantité utilisée dans la production.

Kitting (ou livraison consolidée) : procédé dans lequel les éléments, individuellement distincts mais liés, sont regroupés, emballés et livrés ensemble comme une seule unité.

Last Planner : personne ou groupe qui attribue des tâches aux travailleurs directs. L’architecte de projet et le concepteur sont des noms communs pour les derniers planificateurs dans les processus de conception. «Surintendant» ou «contremaître» sont des noms communs pour les derniers planificateurs dans les processus de construction.

Last Planner® System (LPS) : système de planification et de contrôle de la production de projets, conçu par Glenn Ballard et Greg Howell pour créer un flux de travail fiable, avec une documentation de Ballard en 2000. LPS est la planification collaborative basée sur l’engagement, système intégrant une planification volontaire: planification à la demande, planification prévisionnelle avec analyse des contraintes, planification du travail hebdomadaire basée sur des promesses fiables, et apprentissage basé sur l’analyse du PPC et des Raisons des Ecarts.

Last Responsible Moment (LRM) : le moment où le coût du retard d’une décision dépasse le bénéfice du retard ; peut être également le moment où ne pas prendre de décision élimine une alternative importante.

Lead Time : une mesure du temps qui s’écoule entre le lancement d’un processus et son achèvement. Par exemple, le Lead Time peut correspondre au temps écoulé entre le placement d’une commande et sa livraison au site de construction.

Lean : culture de respect et d’amélioration continue visant à créer plus de valeur pour le client tout en identifiant et en éliminant le gaspillage.

Lean Manufacturing: synonyme du TPS (Toyota Production System). Il s’agit d’une méthode pour supprimer toutes les sources de gaspillage du processus de fabrication. Elles sont de plusieurs origines telles que le transport, les mouvements et gestes inutiles, l’attente, l’inventaire, les défauts et erreurs, la surproduction, la sur-qualité, et les compétences inexploitées.

Lean Project Delivery System : une mise en œuvre organisée des principes et outils lean combinés pour permettre à une équipe d’opérer à l’unisson pour créer un flux stable, continue et prédictif.

Lean Six Sigma (LSS) : système qui permet de fabriquer des pièces presque parfaites en mettant l’accent sur la détection et la suppression de la variabilité des processus et en utilisant diverses méthodes et outils statistiques pour parvenir à un défaut proche de zéro.

MO : Maître d’œuvre. Le maître d’œuvre est la personne physique ou morale, choisie par le maître d’ouvrage, qui a en charge la réalisation d’un ouvrage conformément à un contrat et un cahier des charges. Un maître d’œuvre ne peut pas effectuer de travaux.

MOA : Maitre d’Ouvrage est le client du projet de construction. C’est une personne physique ou morale qui définit le cahier des charges, les besoins, le budget, le calendrier prévisionnel ainsi que les objectifs à atteindre. Pour réaliser son projet, le MOA fait appel à l’équipe de Maîtrise d’œuvre (MOE) qui est composée d’un architecte et de bureaux d’études. Parfois, le MOA peut faire appel à un Maitre d’Ouvrage délégué pour suivre le projet à sa place.

MTO : Make-to-order. Les MTOs sont les produits tels que la fabrication ne commence qu’une fois la commande du client reçue.

MTS : Make-to-stock. Ces produits sont fabriqués  sur la base de prévisions de la demande. Ce type de produit peut être considéré comme une production de type « poussée ».

Muda : mot japonais qui veut dire gâchis, futile, inutile. Il comprenait à l’origine sept types de gaspillage décrits dans les années 90 par Taiichi Ōno pour le système de production Toyota.

Muri : mot japonais qui signifie déraisonnable, forcé, chargé, excessif. Associé en général à Muda, il décrit les causes excessives liées à des gaspillages, certaines formes de pénibilités ou activités démesurées par rapport au produit fini.

Mura : mot japonais qui signifie inégal, irrégulier, incohérent, imprévisible, variabilité. Il s’associe à Muda et Muri pour préciser des gaspillages issus de la variabilité des activités, des « a-coups », des ruptures de rythme, des imprévus.

Poka-Yoke : mot japonais qui veut dire détrompeur. Il s’agit d’un système ou d’un repère conçu pour éviter les erreurs, qu’elles soient humaines ou mécaniques. Le système anti-erreur conçu permet de mieux se concentrer sur son travail et réduit les actions inutiles en prévenant les erreurs potentielles.

PPC : Percent Plan Complete  (Pourcentage des tâches accomplies). Cet indicateur décrit une mesure de base sur la façon dont le système de planification fonctionne. Il se calcule en divisant le nombre de tâches accomplies sur une certaine période de temps (souvent au cours d’une semaine) par le nombre total de tâches prévues pour la même période.

Pull (voir aussi flux tiré) : il s’agit d’une méthode pour faire avancer le travail lorsque le client suivant est prêt à l’utiliser. Une « demande » du client signale que le travail est nécessaire et est « tiré » par celui qui la réalise. Les déclencheurs fonctionnent lorsque le système est prêt à l’utiliser.

Push (voir flux poussé) : il s’agit d’un ordre d’une autorité centrale basé sur un calendrier ; faire progresser le travail en fonction du calendrier central, publier des matériaux, des informations ou des directives selon un plan, que le processus en aval soit ou non prêt à les traiter.

Raison de l’écart : facteurs ayant empêché la réalisation d’une tâche comme prévu. Les raisons de l’écart sont utilisées par l’équipe pour apprendre des erreurs et de l’échec du système de planification à produire un flux de travail prévisible. En attribuant une catégorie de variance à chaque tâche inachevée, une équipe est en mesure d’identifier les zones d’échec récurrent nécessitant une réflexion et une analyse supplémentaires.

Réserve : A la fin des travaux, c’est possible d’émettre des réserves si des malfaçons existent dans la construction. Un exemple d’une réserve : un problème d’étanchéité dans le balcon.

Rétro planning (Reverse Phase Scheduling) : planification en flux tiré où les parties prenantes conçoivent le projet dans une chronologie inverse.

Promesse fiable : une promesse faite par un fournisseur seulement après s’être assuré que celui-ci (1) est compétent ou a accès à la compétence (compétence et ressources), (2) a estimé le temps que la tâche prendra, 3) a bloqué tout le temps nécessaire à la performance, 4) s’engage librement et ne doute pas en privé de la capacité à atteindre le résultat, et 5) est prêt à accepter tout contretemps qui pourrait résulter de son échec.

SIPOC : (fournisseurs, in/intrants, processus, out/sorties, clients) est un outil visuel pour documenter un processus métier du début à la fin.

Takt Planning (planning takt time) : mot d’origine allemande, takt qui veut dire cadence, rythme. Il se réfère à la régularité avec laquelle quelque chose se fait. Il s’agit des temps de cycle, de la cadence pour chaque élément de production ou d’unité de production. Takt time est l’unité de temps dans laquelle un produit doit être produit pour satisfaire à la vitesse de la demande.

Temps de cycle : le temps nécessaire à un produit ou à une unité de travail (par exemple une pièce, un bâtiment, un quadrant) pour passer du début à la fin d’un processus de production.

TPS : le Toyota Production System est ce qui a inspiré la méthode lean.

UML (Unified Modeling Language) : langage de Modélisation Unifié en français. C’est un langage de modélisation graphique à base de pictogrammes conçu pour fournir une méthode normalisée pour visualiser la conception d’un système. Il est couramment utilisé en développement logiciel et en conception orientée objet.

Valeur : ce que le client veut au final, c’est à dire à la fin du processus de production. C’est le client qui définit la valeur.

Value Stream : séquence d’activités requises pour concevoir, produire et fournir un bien ou un service à un client, et comprend le double flux d’informations et de matériel.

Value Stream Mapping (VSM) : cartographie de la chaîne de valeur en français. C’est une représentation graphique des étapes utilisée dans un processus données couplées avec des indicateurs comme le temps de cycle et l’inventaire.

Variance : lorsqu’une tâche n’est pas réalisée comme indiqué, elle est considérée comme un écart par rapport au plan de travail hebdomadaire.

Work-In-Progress (WIP) : travail-en-cours en français. Les unités ou les quantités de matériaux entre les points de départ et d’arrivée d’un ou plusieurs processus de production.

Zonage : la division du chantier en « zones » qui sont des espaces délimités où une unité de production est programmée selon la cadence de production.